L’entrepreneure et chroniqueuse télé a annoncé ce mardi sa démission du groupe Canal +. L’animatrice de 40 ans a évoqué des démêlés judiciaires et le manque de soutien de sa hiérarchie comme raisons de son départ après presque dix ans de bons et loyaux services.

« Depuis maintenant 2 ans, je dois affronter des procédures judiciaires contre Eric Zemmour largement soutenu par le groupe qui m’avait pourtant affirmé son soutien et dont le procès aura lieu en septembre 2022, ainsi que deux procès intentés par Thierry Ardisson et dont la prochaine date est ce mois-ci », écrit-elle dans son annonce relayée sur ses pages officielles.

Lire aussi:  Martial Tchibinda, le journaliste partisan qui enfonce davantage la notoriété de Gabon Télévisions

Elle poursuit en expliquant ne plus être en phase avec la ligne éditoriale de la chaîne : « J’ai donc décidé de quitter le groupe à qui j’offrais l’une des plus belles audiences notamment sur le continent africain avec mon émission Enquête d’Afrique .

Hélas, je me rends compte de jour en jour que la chaîne est devenue une caisse de résonance des thèses extrêmes à l’opposé de mes valeurs et de celles de la majorité des Français.

Je n’arrive d’ailleurs pas à comprendre le fait qu’un groupe comme celui de Bolloré fortement enraciné dans le paysage économique africain continue de se compromettre avec cette tendance qui va à l’encontre de la philosophie d’ouverture et de tolérance du Groupe. »

Lire aussi:  Une panne de satellite cause la coupure d'images des bouquets Canal+

Hapsatou Sy a des relations tendues avec le groupe depuis quelque temps. Le 13 septembre 2018, lors du tournage de l’émission « Les Terriens du dimanche ! » sur la chaîne C8 (groupe Canal +), Eric Zemmour a déclaré que le prénom d’Hapsatou Sy était une « insulte à la France ».

Suite à cela, la chroniqueuse a quitté l’émission, a lancé une pétition pour faire interdire Eric Zemmour sur les plateaux, avant de déposer une plainte avec constitution de partie civile pour provocation à la discrimination et à la haine en raison de son origine. Le polémiste a pour cela été renvoyé en correctionnelle.

Lire aussi:  L'Union et son supplément culturel non-pédégétisé à la conquête des masses

Après Yves de Mbella qui est exposé à la colère populaire et aux sanctions disciplinaires voire judiciaires, Hapsatou Sy dénonce, quant à elle, le manque de solidarité de sa hiérarchie qui soutiendrait plutôt son antagoniste. Jusqu’où les médias sont capables d’aller pour préserver leurs intérêts et jetter en pâture leurs agents ?