Le doyen de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques (FDSE), le professeur Jean Claude JAMES a signé ce lundi 28 juin 2021, une note d’information « à l’Attention des Enseignants et des Etudiants de la FDSE ».

Dans celle-ci, le premier responsable de la faculté susmentionnée rappelle à la communauté estudiantine et au corps enseignant l’impossibilité de poursuivre les cours au titre de l’année académique 2020-2021 dans les conditions actuelles, quoique déjà très en retard sur le programme annuel.

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La note précise, « en raison de l’indisponibilité et de l’absence d’équipements en tables bancs et des espaces pédagogiques, les enseignements à la FDSE, au titre de l’année académique 2020-2021 sont suspendus et reportés à une date ultérieure ». Mais quand donc ?

Cette note teintée d’un ras-le-bol longtemps gardé silencieux décrit bien le mal-être des étudiants de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques (FDSE) qui sont parfois obligés de s’assoir à même le sol pour suivre les enseignements au sein de l’Université Omar Bongo (UOB), la vitrine de l’éducation supérieure du Gabon. Le système de précarisation touchant désormais les enseignants, ceux-ci ont donc porté l’affaire à leur hiérarchie qui a décidé de suspendre les cours en attendant que des solutions idoines soient trouvées. Par qui même ?

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Au Gabon, l’éducation est le cadet des préoccupations du gouvernement, et de son ministère de tutelle reste insensible aux maux qui minent la première université publique du pays. Si les autres insuffisances en équipements académiques peuvent passer inaperçues, le manque des tables-bancs est un défaut lourd, un manquement grave alors qu’un portefeuille budgétaire est normalement alloué pour le besoin.

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Connaissant le snobisme sélectif des autorités gabonaises, l’inaction de l’Exécutif gabonais, doit-on demander, sans vergogne, aux étudiants de rapporter des bancs de chez eux pour suivre les enseignements ou doivent-ils se cotiser pour acheter les équipements académiques manquants ?