Qu’on se le dise, contrairement au Gabon, la Russie ne se laisse pas marcher sur les pieds. Au cours d’une réunion patriotique, Vladimir Poutine a montré sa détermination face aux pays occidentaux, en tête desquels la France et les États-Unis.

Le président russe Vladimir Poutine est un habitué des phrases chocs. Mieux vaut que les adversaires de Moscou ne montrent pas leurs crocs. En vantant les capacités des missiles Avangard, le président russe Vladimir Poutine a assuré jeudi qu’il « casserait les dents » de ceux qui s’en prendraient à la Russie. Il y a un mois, dans son grand discours annuel, il avait déclaré que si l’Occident venait à « franchir une ligne rouge », « la réponse russe sera asymétrique et dure ».

Par forfanterie, a-t-il voulu exhiber ses muscles ce jeudi lors d’une réunion avec des organisations patriotiques ? « Tout le monde veut nous mordre ou nous arracher quelque chose. Mais ils doivent savoir, ceux qui tenteraient de faire cela, que nous leur casserons à tous les dents, pour qu’ils ne puissent plus mordre », a lancé le maître du Kremlin.

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« Même après qu’un tiers de son potentiel a été perdu (avec la chute de l’URSS), pour certains la Russie est encore trop grande. En effet, le potentiel est colossal et son territoire reste le plus vaste au monde », a-t-il ajouté, selon des images retransmises à la télévision. Il a de nouveau glorifié les dernières armes développées par la Russie, telles que les missiles supersoniques Avangard, présentés comme capables de surpasser n’importe quel système de défense anti-missile.

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Vladimir Poutine est un habitué des phrases chocs ou des blagues hasardeuses pour vanter son pays et menacer ses adversaires. En 2016, il avait ainsi plaisanté en lançant à la télévision que les « frontières de la Russie ne se terminent nulle part », deux ans après avoir annexé la péninsule ukrainienne de Crimée et un an après avoir lancé son armée au secours du président Bachar Al-Assad en Syrie.

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Les relations entre la Russie et les Occidentaux sont au plus bas à la suite de multiples désaccords sur l’Ukraine et la Syrie, d’accusations d’ingérence électorale, d’espionnage et de cyberattaques.