En Afrique du Sud, un débat a été ouvert autour de la polyandrie, soit le fait pour une femme d’avoir plusieurs maris, un type de mariage encore très rare dans le monde. Il n’en fallait pas plus pour ouvrir un débat houleux sur les réseaux sociaux, mais aussi au sein du Parlement.

En Afrique du Sud, alors que les hommes sont déjà autorisés par la loi à avoir plusieurs femmes, un débat a été ouvert autour de la polyandrie, soit le fait pour une femme d’avoir plusieurs maris. Un type de mariage encore très rare dans le monde. Le gouvernement a publié un document qui étudie les différents points de réforme possibles autour de la loi sud-africaine sur le mariage. Et parmi les options envisagées, pour rendre le texte le plus égalitaire possible, se trouve la piste de la reconnaissance de la polyandrie.

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Ce document expose différentes options afin que la loi sud-africaine sur le mariage soit plus inclusive. Et l’une d’entre elles serait de reconnaître la polyandrie, afin d’être, selon le ministère de l’Intérieur, le plus en accord possible avec le principe d’égalité reconnu dans la Constitution.

Il n’en fallait pas plus pour ouvrir un débat houleux sur les réseaux sociaux, mais aussi au sein du Parlement. Des députés de partis religieux, chrétiens et musulmans, ont critiqué une pratique « non africaine », et qui serait source de conflits. Le document souligne par ailleurs qu’au cours de consultations menées, ce sont paradoxalement des personnes en faveur de la polygamie qui s’opposent désormais à la polyandrie.

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À la suite de ces premières réactions, le ministre de l’Intérieur regrette que ce point détourne l’attention du cœur du texte, qui vise à ce que la loi inclue davantage les différents types de mariages culturels et religieux, et empêche le mariage des enfants. Ce document n’est que la première étape dans la fabrication d’une loi, et les Sud-Africains sont désormais invités à le commenter, avant qu’un texte plus précis soit rédigé.

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