L’avènement du web 4.0 et la vulgarisation des réseaux sociaux a créé une nouvelle race d’ « e-truands »: les arnaqueurs sentimentaux. Leur stratégie est essentiellement basée sur le chantage émotionnel avec pour principal thème la religion.

La cause majeure de cette manipulation affective est le manque d’estime de soi, la quête effrénée du buzz et la chasse aux likes, aux commentaires et aux partages. Il est devenu courant de recevoir des messages sur WhatsApp ou de tomber sur des publications sur Facebook mettant en épreuve vos sentiments et vous incitant à une action immédiate parfois brandissant des menaces.

  1. « Dieu t’aime. Envoies ce message à tous tes contacts si tu n’es pas l’enfant du diable.»
  2. « Les gens ne vont pas liker ma photo parce que je suis infirme. »
  3. « Si tu passes sans dire Amen, dix ans de malédiction sur ta famille. »
  4. « Je suis Jason Statham, le patron de WhatsApp. Si tu n’envoies pas ce message à 5000 personnes, ton compte sera désactivé. »
  5. « J’ai besoin de 1000 partages pour financer ma greffe de moelle. Que Dieu vous récompense. »
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Arrêtons de résonner, commençons à raisonner. En quoi le partage d’une photo d’une personne malade peut aider à financer une intervention chirurgicale si aucune requête financière et des contacts n’y sont rattachés ? Est-ce Facebook qui, au regard du nombre de partages de la publication, va créditer automatiquement le compte bancaire de son auteur ?

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