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En fin d’année 2019, le Ministère de l’Habitat avait lancé une campagne de régularisation du secteur immobilier. Il était annoncé que dès janvier 2020, tout démarcheur, appelé par abus de langage « agent immobilier », devra désormais et obligatoirement détenir une carte professionnelle afin de procéder à des transactions immobilières en République gabonaise.

Nous voici en avril 2021. Combien de professionnels dudit secteur ont-ils été enrôlés? Le pourcentage des commissions a-t-il été homologué? Quelles mesures disciplinaires ont été envisagées pour punir les réfractaires?

Les populations sont surprises de voir encore les gens publier des annonces des biens immobiliers indiquant 50 à 75% des frais sur la valeur locative et 2 000 à 5 000 F CFA des frais de visite. On pourrait croire qu’ils appartiennent à une agence immobilière légalement constituée ou qu’ils opèrent en tant que professionnel indépendant avec un statut régularisé. Mais il en est rien de tout cela.

Le Gabon aime faire dans les grandes annonces, les maquettes et les illustrations en 3D, un peu comme les 117 milliards qu’on a promis injecter dans la rénovation des établissements secondaires et supérieurs. Même un préadolescent sait que c’était trop beau pour être vrai.

L’argent que le Gabon cherche désespérément auprès des institutions internationales, il le gagnerait en régularisant le secteur immobilier. Certains bailleurs et démarcheurs sont sans foi ni loi. Chacun fixe ses prix comme bon lui semble pourtant personne ne paie aucune taxe à l’état.

Aujourd’hui, trouver un studio d’un standing moyen à 100 000 FCFA est rare pour ne pas dire impossible. À cela s’ajoute 75% des frais du démarcheur dont le seul travail se résume à publier les annonces et de vous montrer où se trouve la porte, la fenêtre, la salle de bain, etc. Il arrive même que lorsqu’un parent veut faire louer sa maison, son fils se présente comme un démarcheur pour percevoir la commission.

Ces actes décriés par les populations, pourtant tolérés par les autorités compétentes constituent un véritable frein à l’épanouissement des agences immobilières labellisées qui paient des taxes et impôts à l’État. L’intervention du ministère de tutelle en ce deuxième trimestre de l’année 2021 est attendue pour faire le bilan des dispositions prises à ce effet.