Falsification de bulletins pour les enfants des Makaya et mention « doit réussir » pour les fils et filles à papa, ce sont des fléaux qui se sont accentués depuis 2009 avec l’accession d’Ali Bongo à la Magistrature suprême, lui-même ayant obtenu son baccalauréat par coup de fils à l’Élysée, dit-on.

Système éducatif vetuste, établissements scolaires en piètre état, l’éducation est la dernière préoccupation des gouvernements qui se sont succédés ces dix dernières années. Pourtant Chantal Magalie Mbazo’o Kassa nous rappelle que lorsqu’on est de souche sociale prolétarienne, l’école est la voie par excellence à l’émancipation sociale.

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Des diplômes pour quelle qualité d’enseignement?

Il convient de rappeler que l’école ne résume pas aux diplômes même si les deux sont étroitement liés. Vous pouvez falsifier un diplôme mais vous ne pourrez pas acquérir la somme des connaissances y relative. Le diplôme n’est qu’un bout de papier imprimé avec des écrits qui relèvent parfois de la sensibilité humaine. Certains établissements monnaient même les les notes. Le diplôme n’est pas la métrique du succès. Il ne garantit pas forcément la réussite sociale.

Lorsque les élèves de classe de Terminale se donnent la mort parce qu’ils n’ont pas été reçus au baccalauréat, il se dégage une triste vérité selon laquelle beaucoup apprennent pour les notes et les diplômes et non pour comprendre les rouages de la vie et tirer leurs épingles du jeu avec ou sans diplôme. C’est une conception partagée par toute la société et ça se comprend.

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Au Gabon, que vaut un diplôme quand ton nom ne dit rien?

Au Gabon, l’égalité des chances est un mirage, c’est un secret pour personne. Déjà la chance n’est pas du ressort de l’individu. Quelque soit vos diplômes et les établissements fréquentés, Noureddine, Malika et n’importe quel rejeton de la famille Bongo sera toujours superieur à toi. La politique est devenue la clé de voûte et l’homosexualité un critère de sélection. De « qui boude bouge », on est très vite passé à « qui boude meurt ». L’avenir en confiance méfiance !

Entre-temps, les personnes qui ont un bagage intellectuel et qui ont décidé de ne pas se mettre au service du démon à deux cornes sont laissées pour compte, les noix de coco vides évoluent mystérieusement. Ce pays, Dieu en a fait don à Satan. Le résultat est là: nous sommes désormais aux portes de l’enfer.