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Chargé par son père de jouer le watch dog à la fin de l’ère BLA, quand déjà le président et ses proches suspectaient le tout-puissant « dircab » de se prendre pour Zeus et d’en profiter pour siphonner les caisses de l’État, Noureddin Bongo Valentin a logiquement pris officiellement les rênes du Palais à la chute de son ancien ami.

Assisté de son conseiller économique franco-rwandais Emmanuel Leroueil, le coordinateur s’appuie sur son directeur de cabinet, Ian Ghislain Ngoulou. Un proche explique : « Ngoulou est comme un commandant en second, qui se soucie peu des prérogatives des uns et des autres. Il ordonne “au nom du CGAP” qui travaille lui-même “au nom du président”. Donc tout le monde s’exécute ».

Le pouvoir de Noureddin Bongo Valentin s’arrête-t-il aux murs du Palais du bord de mer ? Bien sûr, les réseaux hérités de son passage chez Olam comme bras droit de Gagan Gupta jouent à plein. En outre, ces derniers mois, plusieurs personnalités jugées proches de lui ont accédé à des postes convoités, comme Boris Atchougou Admina aux Douanes ou Gabin Otha Ndoumba au Trésor. Le 27 août, il écrivait même au ministre des Finances, Jean-Marie Ogandaga, au sujet des négociations des primes des régies financières. Sollicité par les syndicats, il lui enjoignait d’organiser des négociations et d’en présenter le compte rendu au président. « Il est dans son rôle : relayer la volonté du chef de l’État », explique un collaborateur.

Mais la méthode directe, déjà observée au début de 2020, cette fois avec le recteur de l’université de Libreville (poussé à la démission), détonne. « On permet une nouvelle fois à un homme d’accaparer toutes les prérogatives et de court-circuiter le fonctionnement normal de l’État », déplore un détracteur.

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Suite aux railleries et critiques acerbes sur sa personne, Noureddine a clairement laissé entendre que ce qui le préoccupe au plus haut point, ce sont les « attentes des Gabonais ». On aurait cru entendre un président stagiaire qui adopte d’ores et déjà le discours de circonstance. Récemment dans une interview accordée à la rédaction de Jeune Afrique, Ali Bongo Ondimba a déclaré que Noureddine est suffisamment compétent certainement pour prendre les rênes de ce qui semble aujourd’hui un « héritage familial ».

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Au regard des précédents et des récents événements, peut-on dire que Noureddine Bongo Valentin est dans l’antichambre de l’accession à la magistrature suprême ? Time will tell.