La marque d’eau « Sano » embouteillée au Cameroun et commercialisée au Gabon — dans le Woleu-Ntem, principalement — a été retirée du marché national parce que jugée « impropre à la consommation » sur la base des allégations véhiculées sur les réseaux sociaux sans analyse d’un échantillon au laboratoire.

C’est la conclusion rendue cette semaine par la Direction Générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC) et l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA). Les deux (2) entités ont acté le retrait des marchés de Bitam et Oyem, dans la province du Woleu-Ntem de la marque d’eau « Sano » où elle était commercialisée dans de nombreux points de vente.

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D’après l’Union, l’ordre viendrait de d’Hugues Mbadinga Madiya, en sa qualité de Ministre du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Industrie. Est-ce un coup de pouce pour favoriser l’économie nationale ? Oui, pensent la société civile. L’eau « Sano » était vendue à un prix relativement très bas dans le Septentrion; la DGCC, l’AGASA et le Ministère des PME estiment qu’elle n’est pas propre à la consommation. Une décision hâtive sans toute forme d’analyse au laboratoire pour trouver des arguments scientifiques.

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Cela laisse donc penser qu’il s’agit d’un boycott orchestré contre la marque d’eau camerounaise plébiscitée pour son prix au profit des marques d’eau locales. Cependant, le retrait de « Sano » du marché pour mauvais conditionnement soulève un autre problème plus ancien : la qualité de l’eau fournie par la Société d’Eau et d’Énergie du Gabon (SEEG) dans les robinets. Depuis des lustres, la SEEG fournie aux populations une eau boueuse et blanchâtre dont la couleur avoisine le vin de palme ou l’eau du riz lavé, pour ceux qui de la chance d’en avoir dans les robinets chaque jour.

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Qu’attend donc l’AGASA pour se pencher sur cet épineux problème ? Les couvre-t-elle comme se fut le cas avec le poulet décomposé de SanGel ou le jus de gingembre avarié du Cecado de l’aéroport ?