Le saviez-vous ? Au 12e siècle, un hôpital désignait un établissement religieux où on faisait de la charité. Il était destiné à l’accueil des nécessiteux. À partir du 17e siècle, ce mot est finalement associé aux établissements médicaux (religieux ou laïcs) gérés par des Ordres. Par conséquent, à cette période, un hôpital et une maison de charité étaient exactement la même chose. Est-ce toujours le cas de nos jours ?

Traduction de documents

Aujourd’hui, un hôpital n’a plus exactement la même signification qu’une maison de charité. Certains hôpitaux ont même adopté les attitudes mercantilistes propres aux cliniques (privées) qui n’hésitent pas à séquestrer les mères et leurs nouveaux-nés pour de non-paiement de la facture … très salée. Au Centre Hospitalier Universitaire Mère et Enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE), le constat est tout aussi amer. Il faut se renseigner à l’avance sur les couts des différents services médicaux au risque de devoir recourir aux « prêts par intérêt » pour régler la facture.

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Coûts exorbitants

Considéré comme l’un des hôpitaux de référence de la capitale en terme de la qualité des soins et du confort, le CHUMEFJE ne fait pourtant pas l’unanimité tant les tarifs de ses prestations sont décriés pour être dispendieux. Incompréhensible pour un hôpital qui reçoit une subvention de l’État. Certains l’assimile même à une clinique qui relève du domaine privé.

Les frais d’hospitalisation sont affolants. Pour deux (2) jours d’admission au service de néonatalité, vous payez exactement la facture d’un hôtel 5 étoiles, sans le room service et les injures des sages-femmes en sus. Le ticket modérateur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) est très souvent suspendu, parfois à dessein. Dans le business de la santé, on ne négocie pas les prix à l’hôpital, encore moins à la pharmacie.

Magouilles internes

Outre les tarifs très onéreux au CHUMEFJE, l’attitude « peu recommandable » de ses fonctionnaires et alliés est également pointée du doigt par les patients. Vous vous rendez au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) pour des visites prénatales ou au Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO) pour une séance de kinésithérapie, on vous dit que le gynécologue obstétricien ou le kinésithérapeute dont vous avez besoin est actuellement à « Jeanne Ebori » s’il n’est pas dans son cabinet privé. Une contrainte médicale qui vous oblige à vous y rendre.

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Par ailleurs, de l’avis de plusieurs usagers, le CHUMEFJE aurait des propensions à faire passer les femmes par l’hystérotomie, appelée communément « césarienne », si elles ne parviennent pas à donner naissance au bout de cinq (5) minutes voire moins. Une décision hâtive qui n’est pas très appréciée même si l’intention ultime est de sauver la vie du bébé, surtout que la matrice de la femme en sort fracturée et l’intervention chirurgicale est facturée.

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Dernier fait en date

Cette semaine, les sages-femmes du CHUMEFJE on estimé qu’une jeune femme à terme de son deuxième enfant devrait passer par la césarienne. Face à l’attitude réfractaire des parents, cette option va être abandonnée et la jeune femme a accouché « normalement » par voie basse. Le lendemain, on lui fait savoir qu’elle doit faire vacciner le nourrisson contre la tuberculose par le vaccin Bilié de Calmette et Guérin (BCG) et celui-ci coûte soixante-dix mille francs CFA (70 000 FCFA).

Ailleurs, la vaccination contre la tuberculose par le BCG est gratuite et n’est plus obligatoire. Elle reste recommandée pour certains enfants même si aujourd’hui c’est une mesures palliative entreprise pour lutter contre le Covid 19 sous d’autres cieux. Après la vaccination, la mère a été séparée de son enfant et contrainte à passer la nuit à la réception. Aux choses du pays !