Si à la Primature et à la Défense il a été remplacé sans grande difficulté le 8 mars dernier, la succession d’Hamed Bakayoko à la présidence de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI) ne serait, selon nos informations, pas évidente et à cette heure, pas définie.

Traduction de documents

Président de la Grande Loge de Côte d’Ivoire depuis 2015, Hamed Bakayoko, entré tardivement dans la franc-maçonnerie par l’intermédiaire de son beau-père Maitre Emmanuel Tano, s’était énormément investi au sein de la loge dont il avait la charge, difficile pour la communauté en deuil, de voir pour l’heure un successeur.

« Il [Hamed Bakayoko, ndlr] a donné un vrai coup de boost, il s’est énormément investi, trouver un successeur aussi dynamique et motivé ne sera pas simple. Sa disparition fait l’effet d’un vide au sein de la loge », confie une source proche de la société secrète, désemparée après la disparition de celui qui avait gravi un à un, jusqu’au sommet, les échelons maçonniques du Pays.

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Décédé le 10 mars dernier à Fribourg en Allemagne « des suites d’un cancer », aucun successeur n’a, pour l’heure, été désigné à la Grande Loge de Côte d’Ivoire, elle aussi, sous le choc de la brutale disparition de son illustre représentant.

La Franc-maçonnerie, mouvement d’origine européenne, est une secte ésotérique de personnes qui pensent le progrès dans le monde, et ce, depuis le Moyen-Âge. Canalisatrice et structurante, méconnue du grand public et victime de préjugés de fait, elle sera à l’origine de l’évolution constatée d’Hamed Bakayoko depuis 2011 qui lui donnait une allure, une posture progressivement présidentiable auprès de certains observateurs.

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