La dépigmentation volontaire ou artificielle (DV/DA) touche une grande partie de la population d’Afrique subsaharienne, majoritairement des femmes. C’est une pratique très répandue au Togo, dans les deux Congo, au Mali, au Cameroun et au Gabon. C’est une pratique dangereuse qui comporte plusieurs risques sur la santé. Les signes des personnes qui s’adonnent à cette pratique sont patents.


Le blanchiment de la peau est une pratique culturelle qui est la conséquence de plusieurs facteurs esthétiques et sociaux. A tel point qu’elle se voit attribuer une kyrielle de dénominations dans les pays où la pratique est la plus courante : « akonti » au Togo, « Khessal » au Sénégal, « tchatcho » au Mali, « kobwakana » ou « kopakola » dans les deux Congo, ou encore « ambi » ou « kwanza » au Gabon, et « bojou » au Bénin. Tandis qu’au Niger, on parle de « décapage » et au Cameroun ou de « tcha » ou simplement de « maquillage ».

Les signes d’une personne qui se dépigmente sont nombreuses partant des odeurs désagréables, de l’hétérogénéité du teint, les articulations noires et les plaies chroniques, entre autres.

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Les odeurs corporelles

Les personnes qui kwanzent dégagent des odeurs nauséabondes insoutenable causées par l’état de leur peau en putréfaction. Les produits décapants détruisent l’épiderme et exposent la peau à toute forme de menaces. Tout comme les personnes atteintes d’albinisme, les kwanzeurs sont très sensibles au soleil et son effet sur la peau nue est dévastateur.
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Le teint multicolore

Les personnes qui se décapent la peau n’ont pas un teint uniformisé, dans la majorité des cas. Certaines parties du corps sont beaucoup plus claires que d’autres: les cernes noirs sous les yeux, les joues rouges, les pieds tachetées comme une hyène, etc. La liste est longue.

Les articulations noires

Très souvent, les produits décapants ne sont pas très bien appliqués sur les articulations et les parties du corps où la peau est plus dure et rugueuse. Conséquence: certains se retrouvent avec les quintaux, coudes, genoux et chevilles plus noirs que le reste du corps. Une variation de teint qui cause la gène en public. Le kwanza favorise et accentue la formation des vergetures sur les parties très visibles du corps. Fini les maillots de bain et les bikini à la plage ou à piscine. C’est le kaba même sous le soleil.

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Les plaies inguérissables

La dépigmentation fragilise les tissus de la peau et complique davantage la cicatrisation des plaies. Une petite égratignure peut devenir une grosse plaie et le pire c’est qu’elle n’est pas facile à guérir du fait que les tissus cicatriciels sont endommagés les l’effet des produits éclaircissants.


Les conséquences de la dépigmentation artificielle et volontaire sur la peau.