Devant le manque d’équipements et la faible capacité d’accueil des structures sanitaires habilitées à recevoir les malades Covid 19, le Syndicat des Médecins Fonctionnaires du Gabon (SYMEFOGA) est monté au créneau pour crier leur mécontentement et leur inquiétude face au danger qu’ils courent en tant que professionnel de santé au contact des malades chaque jour.

Dans un communiqué de presse datant du 03 mars 2021, le SYMEFOGA s’insurge contre l’attitude du gouvernement qui les envoie au front avec des pistolets à eau alors que la menace est bien réelle, a en croire les chiffres avancés chaque soir. Ils decrient également le couvre-feu ramené à 18 qui constitue un véritable problème au lieu d’apporter des solutions.

Nous sommes surpris que sans moyens supplémentaires, le ministre de la santé et les responsables techniques du COPIL, demandent d’augmenter la capacité d’accueil des patients Covid-19 graves. Dans ces conditions, comment demander l’augmentation ou la création des lits de réanimation dans des hopitaux sans oxygėne? Sans scanner? Sans laboratoire? Sans équipements de protection individuelle? Sans produit d’hygiène? Sans motivation du personnel? (Combien de médecins, infirmiers. doivent-ils encore perdre la vie?)

Nous sommes meurtris par la perte de quatre (4) médecins en l’espace d’une semaine dont une jeune conseur arrachée à la fleur de l’âge. Que toute la communauté médicale ainsi que leurs familles respectives reçoivent nos condoléances les plus confraternelles. Madame le Premier Ministre, Présidente du COPIL, cher compatriotes, le personnel de santé ne peut travailler qu’avec les moyens mis à sa disposition. Nous vous informons s’il en était encore besoin que notre patience limitée ne nous permet plus de garder le silence au risque d’être complice d’une criminalité volontairement entretenue par le Gouvernement dont vous êtes le premier responsable. Parmi les mesures restrictives mis en place par votre gouvermement pour lutter contre la covid-19, le couvre-feu à 18 heures pose plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions. En effet, Madame le Premier Ministre, cette mesure impacte énormément sur le fonctionnement des structures sanitaires. Le personnel qui doit se relayer et parfois passer 24 heures dans les hópitaux n’est ni nourri, ni transporté.

Il est régulièrement victime de la brutalité des agents des forces de défense et de sécurité pour qui la carte professionnelle ne suffit pas toujours. Enfin, ne pouvant rester insensible à l’actualité, nous présentons nos condoléances aux familles endeuillées par « les assassinats n des populations sans armes qui manifestent leur désarroi face à des décisions prises sans mesure d’accompagnement. Ces décès sont la conséquence d’une politique sans concertation, d’une mobilisation prolongée de force de troisième catégorie et d’une paupérisation croissante des populations.

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Dans ce communiqué signe du Dr Adrien Mougougou, Président SYMEFOGA, on y perçoit un dépit dû à la minimisation des risques que les professionnels de santé encourent et une alerte face à la propagation du virus surtout avec la découverte du nouveau variant britannique. Nous sommes morts. Nous sommes foutus — Lieutenant Moussodji voice.