L’UOB, un vrai calvaire, l’enfer sur terre, la torture intellectuelle. Comment comprendre qu’une administration nous oblige à composer les sessions de rattrapage sans avoir vu les résultats de la session ordinaire ? C’est quoi le but ? — se plaint un étudiant de la FSDE visiblement mécontent du nouveau calendrier des rattrapages prévus du 1er au 12 mars 2021 en master 1, Droit Public. Partout au sein du Département de Droit, le constat est amer. Les étudiants ont dû saisir le Doyen.


Les étudiants de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques (FDSE), en général et ceux du Département de Droit, en particulier sont vent debout pour s’opposer à une organisation des sessions de rattrapage jugée non conforme avec les textes en vigueur. Et ça prétend enseigner le Droit.

Le 26 février 2021, le Collectif des Délégués d’Amphithéâtres du Département de Droit ont saisi le Doyen de la Faculté de Droit de Sciences économiques pour solliciter un réaménagement du calendrier des examens de rattrapage en attendant la publication des sessions ordinaires.

Monsieur le Doyen, Suite au nouveau programme des rattrapages des étudiants de Droit sorti le 23 février 2021, nous, délégués d’amphi dudit département, venons très respectueusement auprès de votre autorité présenter notre mécontentement et solliciter la publication des résultats avant rattrapage conformément à l’article 41 alinéa 2 de l’arrêté N° 00000020/MESRS/SG/DGES portant règlement des examens à la Faculté de Droit et de Science Economiques de l’Université Omar Bongo. Faute de quoi, nous ne respecterons pas ledit programme car le problème exposé est soutenu par l’ensemble des étudiants dudit département.

Les étudiants de la fac à problèmes entendent donc bien boycotter les sessions de rattrapage qu’ils estiment n’obéissent pas aux règlementations relatives à l’organisation des examens à l’Université Omar Bongo (UOB). Et ils ont bien raison et voilà pourquoi.

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En FDSE, les enseignants ne corrigent pas toujours les copies des évaluations. Le plus souvent la tâche pourtant sérieuse est confiée aux anciens étudiants dit « caciques ». Ce caciquat leur confère donc le pouvoir de faire la pluie et le beau temps au sein de la communauté estudiantine. Entre, corruption, intimidation et harcèlement, la liste des maux est longue. D’autres enseignants, encore plus paresseux, ne corrigent pas du tout les copies, priorisant ainsi leurs vacations dans d’autres établissements supérieures privés ou leurs honoraires dans des cabinets juridiques.

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Résultat: Les étudiants se retrouvent souvent sans notes, et lorsque par le pur des hasards les notes sont affichées, ils n’ont malheureusement pas de copies pour justifier ces notes parfois aléatoires. Cela ne date pas d’aujourd’hui ni d’hier et les autorités administratives feignent de l’ignorer se rangeant du côté des enseignants. Un rapport entre l’oeuf et le caillou. Le plus fort l’emporte toujours sur le plus faible. Combien d’étudiants ont vu leur avenir leur échapper entre les doigts à cause des méthodes ci-dessus décriés ? Changeons ensemble — Ali Bongo voice.