Le Lycée Technique National Omar Bongo (LTNOB) est établissement d’enseignement technique situé à Owendo et qui a pour vocation de former l’élite de demain. Il a accueilli certaines personnalités du pays parmi lesquelles Julien Nkoghet Bekale et Pierre Claver Nzeng (RIP), entre autres. Cependant, depuis quelques années, la passerelle des cadres du Gabon s’est muée peu à peu en un repère de voyous éhontés: la mauvaise graine. De la crème de la crème à la crasse de la crasse. Retour sur une déchéance échelonnée.

Le Lycée Technique National Omar Bongo brille depuis quelques années par des actes ignobles à répétition et des comportements avilissants qui n’honorent personne — en fait si … certains. Entre irrévérence caractérielle au sein et en dehors de l’établissement, trouble à l’ordre public, abus sur les usagers de la voie publique (conducteurs, passagers et piétons), violences itératives sur autri, dépravation des mœurs et obscénités, le chapelet des péchés capitaux des élèves du LTNOB est aussi long que le chemin qui mène à l’émergence. Ça craint !

Violences itératives sur autri et trouble à l’ordre public

Il est de notoriété publique que les élèves du LTNB, aussi appelé CAPO en référence à l’insécurité galopante qui y règne, ne sont pas des enfants de cœur. Pour un oui ou un non, ils investissent la rue ou les propriétés privées, brûlent les pneus et entonnent des hymnes à la violence, des chants de guerre. Ce qui leur a valu la réputation de gozistes. C’est un secret de Polichinelle, les élèves de CAPO aiment le show.

Ils ont un langage ordurier, propre à eux … inégalable. Difficile de les dissocier du délinquant du quartier qui fume une cigarette en attendant de commettre un forfait. C’est devenu un jeu. Ils vont jusqu’à livrer des batailles avec d’autres établissements scolaires pour assouvir leurs soif de violence et conforter leur hégémonie guerrière basée sur un égo démesuré et surdimensionné comme ce fut le cas en 2016 avec le Lycée Jean Hilaire Eyeghe. » Lire ici. Lorsque vous entendez parler de CAPO, l’image qui traverse votre esprit en premier est celle d’un groupement de fouteurs de trouble.

Abus sur les usagers de la voie publique

Conducteurs de bus, passagers dans les transports en commun et riverains à pied ont chacun déjà payé les frais de la barbarie goziste. Les élèves du LTNOB sont connus pour être des grands cascadeurs notamment sur les véhicules de type Coaster de la Société Gabonaise des Transports (Sogatra) en dépit des risques que cela comporte. Des dizaines de personnes qui se sont essayés à cet exercice périlleux en sont mort. Nous notons toutefois une baisse de taux de recrudescence du phénomène.

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Désormais, beaucoup d’entre eux empruntent les bus. Lors qu’ils se retrouvent à deux (2), à trois (3) ou à quatre (4), c’est le show assuré, indisposant ainsi les autres passagers. Ils s’en prennent parfois aux jeunes filles sans défense et en font un sujet de railleries lorsqu’elles ne sont pas injuriés copieusement.

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Ils voyagent à l’œil. Arrivés à destination, certains élèves du LTNOB descendent sans payer. Aux interpellations du conducteurs, ils répondent avec un doigt d’honneur. Ils sont devenus coutumiers des faits que certains conducteurs n’osent plus les prendre à bord. On les voit quelques fois en masse sous l’échangeur d’Awendjé en train de faire l’auto-stop aux particuliers qui vaquent à leurs occupations dans la même destination.

Dépravation des mœurs et obscénités en milieu scolaire

Tout comme EPI, Mbélé et LDD, le LTNOB est aussi en proie aux comportements vils qui blessent et heurte la décence, la pudeur et le bon goût. Récemment une vidéo tournée dans l’enceinte de l’établissement montrant des filles qui twerkent sur les murs a fait le tour de la toile. La vidéo est devenue virale et l’Association des Parents d’Élèves (APE) a requéri une exclusion définitive assortie d’une interdiction de 3 ans fréquenter un établissement au Gabon.

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Et comme si cela ne suffisait pas, les élèves du LTNOB, connus pour leur instinct belliqueux ont fait une intrusion musclée il y a quelques jours dans l’enceinte du Lycée d’Excellence d’Owendo ( » Voir la vidéo) pour, dit-on venger leurs camarades qui risquent l’exclusion voire la prison pour, d’une part la vidéo obscène des filles qui twerkent, et d’autres part une autre vidéo dans laquelle leurs collègues critiquent et vilipendent ouvertement le président de la République et son système politique. Crime de lèse-majesté.

Sur instruction du Ministre de l’Éducation Nationale, en la personne du Pr. Patrick Mouguiama Daouda, le Lycée Technique National Omar Bongo a été fermé jusqu’à nouvel ordre. Le temps pour les uns et les autres de calmer leurs ardeurs. Est-ce cette réputation guerrière qu’un établissement scolaire doit se forger pour exceller? À qui cela profite-t-il?